avatar 28 juillet 2008 – 19:06
Reportage par : Lionel

Navigation Garonne : Pauillac – Castets en Dorthe (Etape 7)

A 10h, le niveau d’eau est suffisant pour sortir du port de Pauillac et pour filer le plus vite possible vers Castets en Dorthe, petit village où se trouve l’écluse d’entrée pour le canal de Garonne. Le chef de port de Pauillac a appelé l’éclusier pour le prévenir de notre arrivée. Il ne faut pas traîner car nous avons 100 km à parcourir et seulement 7h devant nous (avant la fermeture de l’écluse).


Une fois de plus l’orage nous attend et nous fait utiliser les cirés, une grosse douche matinale, heureusement de courte durée car je redoutais de trouver toutes sortes d’obstacles dans l’eau drainés par la pluie. Nous croisons d’ailleurs de bonnes grosses branches de temps à autre et il vaut mieux ouvrir l’oeil.

Déjà à Bordeaux :

Les paysages défilent vite, et nous arrivons rapidement à Bordeaux. Ca fait vraiment drôle d’être en ville et de passer sous l’autoroute.. Que de chemin parcouru. Le passage du “pont de pierre” est amusant, même si je suis concentré au max car le courant accélère et les voûtes paraissent bien petites.

Passé ce pont, vous sortez de Bordeaux et attaquez la campagne très rapidement, viennent les méandres, des collines, les baraques à pêche de moins en moins sophistiquées, la Garonne se resserre franchement et les fonds remontent.

La Garonne est peu profonde :

Nous scrutons régulièrement le sondeur et tentons de comprendre comment les alluvions se déposent au fond pour ne pas risquer de se planter dans la vase.. En fait, la logique est simple, il ne faut jamais tirer au plus cours dans un virage. S’imaginer comment le courant se déplace et se placer là où le courant est plus fort. Dans les recoins où le courant est faible, les alluvions se déposent facilement et du coup, il y a nettement moins de profondeur.

Depuis que nous avons passé Bordeaux, il nous arrive souvent d’être à 1.7 m de fond (au sondeur) et je ne connais pas encore le pied de pilote.. Le “record” en plein lit du fleuve est même tombé à 1.4 m. Je découvrirai plus tard en me plantant dans le canal de Garonne que notre pied de pilote est de 20 cm, donc le point le plus haut que nous avons rencontré au centre du fleuve fût de 1.6 m, vu qu’on a 1.25 m de tirant d’eau et qu’on fonce “comme des malades” avec le courant, je suis assez méfiant… il suffirait d’un tronc d’arbre ou d’un mauvais caillou..

Mais en moyenne, le fond était à plus de 2 m.

Castets en Dorthe

Au final, le voyage se passe sans encombre et à 16h20 nous arrivons à l’écluse. L’éclusier nous attend, en fait, il nous avait même appelé 1h avant, pour savoir où nous étions, le chef du port de Pauillac lui avait donné notre tel portable.

Nous y sommes, courage moussaillons, il va falloir passer la première écluse de notre vie… et elle a l’air bien grande…


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