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20 juillet 2008 – 22:08
Reportage par : Lionel
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Hier soir, nous nous sommes installés dans le carré de Clico, Stéphanie, Laurent Pillon et moi et avons signé l’acte de vente. Ca y est, je suis propriétaire.. Mais je ne connais pas encore bien le bateau.. malgré les nombreuses explications utiles de Laurent.
Nous nous sommes couchés très tard et levés très tôt.
Avant de larguer les ammares, il fallait charger Clico de nos multiples sacs et rendre le scooter que nous avions loué espérer partir le plus tôt possible pour nous permettre d’avancer suffisamment sur cette journée de navigation.
D’autant que nous partons vers marrée basse, dans quelques heures l’eau reviendra et le courant contraire nous ralentira.
Laurent est vraiment sympa, il me récupère à Carnac où nous devions rendre le scooter et me ramène à la Trinité, me faisant facilement gagner une heure que j’aurai perdue si j’avais dû revenir en bus.
Larguez les amarres !
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C’est notre première sortie en mer, notre aventure commence maintenant. Dans le chenal de la Trinité, (un aber), les trimarans de Francis Joyon et de Thomas Coville amarés aux pontons semblent nous souhaiter bon vent. C’est peut-être idiot mais le fait de voir que ces merveilles des océans sont de la même “famille trinitaine” que notre Clico me réconforte.
Ce n’est pas que je m’inquiète car il fait beau, et je suis déjà partis responsable de bateaux plus gros dans des coins que je ne connaissais pas, mais à ce moment là , j’ai trois soucis précis:
- 1. je n’ai pas encore regardé les cartes, une fois sortis du chenal, ce sera vraiment l’aventure,
- 2. Je ne sais pas vraiment à quelle vitesse nous allons avancer,
- 3. Vas t’on passer la nuit à naviguer ? si on le faisait on pourrait peut être atteindre l’île de Ré demain soir
- 3 bis. Si nous nous arrêtons ce soir, où pouvons nous nous arrêter sans trop perdre de route ?
Une fois en mer, les réponses à ces questions me viennent assez rapidement :
Tout d’abord, il ne fait pas très chaud, la polaire et le coupe vent sont les bienvenus, pourtant il est midi et il fait plein soleil… L’idée de naviguer de nuit me semble bien moins séduisante.
Le vent est amical, dans le bon sens, un nord ouest force 3 à 4 qui nous portera au grand largue toute la journée. Si le lock ne semble pas vouloir fonctionner, je vois bien sur la carte, que nous avancons à 5 – 6 noeuds sans forcer.
Nous ferons donc une route côtière avec pour objectif d’aller le plus loin possible et de se trouver un abri, mouillage ou port avant que la nuit tombe. Si les conditions restent stables, voir s’améliorent un peu, nous pourrons atteindre la Baule, et nous pourrions tout simplement mouiller devant la grande plage (les prévisions météo sont favorables). Mais il ne faut pas traîner…
Finalement cette journée sera celle de la découverte du bateau, de ses équipements (que je n’arrive pas à tous faire fonctionner correctement) et de la zone de navigation.. et de ses fonds réduits…
Ici : 10m c’est profond, et 5m est fréquent, même loin des côtes.
Heureusement Clico a un sondeur qui fonctionne parfaitement. Autant cet appareil est presque inutile en Méditerranée autant il est totalement indispensable sur toute la façade atlantique.
Nous serons donc très occupés et ne prendrons aucune photo !
Nous n’avons pas encore le rythme du reporter.
Nous finirons par entrer dans le port de Pornichet (un port moderne et sans charme à l’ouest de la Baule) vers 21h. La capitainerie est fermée et nous prendrons une place en bout de ponton que nous règlerons le lendemain.
17 € la nuit, vive l’Atlantique et les “petits bateaux” je m’attendais “bêtement” à deux fois plus cher.
